IPECA, les salarié·es paient, Airbus encaisse !

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La CGT ne signe pas l’avenant à l’accord IPECA

Pourtant signataire de l’accord initial, avec cette décision prise après consultation de ses syndicats, la CGT entend marquer son désaccord avec l’analyse et les solutions de la Direction et les organisations syndicales signataires de l’accord (FO, CFE-CGC, CFTC, CFDT) qui préfèrent faire payer les salariés plutôt que la direction.

Les responsables du défi cit ne sont ni la Sécu, ni les salariés

Pour la direction, le défi cit de la complémentaire santé serait d’abord dû “au désengagement de l’État [qui] se matérialise par une diminution du remboursement de certains frais de santé par la sécurité sociale” (1). La direction omet de dire que si la Sécu a moins de moyens, c’est parce que des entreprises comme Airbus profitent d’exonérations de cotisations sociales. Plutôt que de s’en prendre à la Sécurité Sociale, elle ferait mieux de s’adresser à ses représentants au MEDEF qui ne cessent d’en réclamer toujours plus.
Exemple : pour un salaire brut de 2 383 € de base par mois, Airbus bénéfi cie en 2024 de 3 435,65 € d’exonérations de cotisations patronales.(2)
La direction s’en prend aussi aux bénéfi ciaires qui augmenteraient leurs dépenses de santé. Personne ne choisit d’être malade. A la CGT nous sommes plutôt satisfaits que les salariés consultent pour prévenir et/ou guérir s’ils en ont besoin. C’est tout le rôle de la protection sociale.

Le déficit, c’est celui de la direction et sa politique salariale

D’où viennent les recettes des complémentaires santé et de la Sécurité Sociale ? De nos cotisations, donc de nos salaires : la baisse du salaire moyen de 3,1% depuis 2020 et les primes exonérées (intéressement/participation), ce sont 18 Millions € de cotisations santé/prévoyance non encaissées par IPECA en 2024, ce qui est largement supérieur au défi cit de 10,5 Millions €.
Les attaques du patronat contre la Sécu transforment progressivement la protection sociale vers un système moins solidaire et plus individuel. Un système où, au sein d’une même famille, le conjoint pourra avoir une moins bonne protection selon la couverture accordée par son employeur. Un système où lorsque l’on n’est plus dans l’emploi (chômage, retraite), le niveau de protection dépend des moyens dont on dispose.
Pour la CGT, il est urgent d’inverser la tendance. Il faut au contraire renforcer la sécurité sociale pour aller vers le 100% sécu. Cela passe par la fi n des exonérations de cotisations, l’égalité salariale entre les femmes et les hommes et la hausse des salaires.

Une seule solution : plus de salaire pour plus de sécurité sociale !

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