On s’organise pour mettre fin aux violences sexistes et sexuelles

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Avec qui / quoi ?

  • Les outils CGT  disponible sur le site
  • www.egalite-professionnelle.cgt.fr, comme le violentomètre ci-contre.
  • Les formations CGT dédiées ( disponible pour tous en contactant la CGT)
  • Les militant·es de la CGT de mon entreprise associé·es aux référent·es  CGT  disponibles pour accueillir et accompagner les victimes

Quels sont mes droits ?

L’employeur est responsable de la santé et de la sécurité de ses employé·es… y compris en matière de violences sexistes et sexuelles ! Concrètement, les salarié·es doivent pouvoir travailler dans de bonnes conditions et en sécurité et l’employeur doit prendre des mesures précises qui comprennent :

  • des actions de prévention des risques professionnels et de la pénibilité au travail ;
  • des actions d’information et de formation ;
  • la mise en place d’une organisation et de moyens adaptés.

L’employeur a une obligation particulière en matière de violences sexistes et sexuelles. Les textes sont très clairs : il doit prendre toutes dispositions nécessaires en vue de prévenir les faits de harcèlement sexuel, d’y mettre un terme et de les sanctionner. Dans le privé, il a 2 mois pour agir une fois au courant des faits. Si l’une des deux obligations – prévention et intervention – n’est pas respectée, vous pouvez saisir la justice civile pour demander réparation (auprès des prud’hommes).

Pas besoin d’aller porter plainte pour que l’employeur agisse. Il est obligé de lancer une enquête et doit agir pour protéger immédiatement la victime et mettre un terme aux violences subies, même quand il n’y a pas de plainte et y compris si la plainte a été classée sans suite. De même, si une plainte est déposée, l’employeur ne peut pas se cacher derrière la décision de justice ou attendre que la justice ait tranché : il est tenu d’agir.

Pour prévenir les violences et y mettre fin, on la joue collectif ! Il y a plusieurs enjeux :

  • d’abord ne jamais laisser la victime seule – ce qui fait la force d’une affaire de violence sexiste ou sexuelle c’est la parole des victimes et réciproquement, le courage de sa parole qui dit les violences subies, permet de solidariser le collectif de travail.
  • Faire débat avec les collègues sur cette question pour faire grandir l’intolérance aux violences dans la société et au travail. Nous ne sommes pas dans des histoires isolées, mais dans un phénomène social d’ampleur.

Avec la CGT, on revendique :

  • L’obligation annuelle d’une campagne de sensibilisation sur les violences sexistes et sexuelles auprès de l’ensemble des salarié·es sur leur temps et lieu de travail.
  • Le respect de l’obligation de l’employeur pour avoir un plan de prévention sur les violences sexistes et sexuelles et un document unique d’évaluation des risques professionnels (DUERP) genré.
  • L’obligation de mise en place de dispositifs de prévention spécifiques pour les travailleuses et travailleurs les plus vulnérables et notamment les jeunes, les précaires, les apprenties, les personnes LGBTI+, les travailleuses de nuit ou en milieu non mixte…
  • La garantie aux victimes de VSS – au travail ou non – d’un certain nombre de droits permettant de les protéger au travail : interdiction des sanctions, réaménagement du temps et de l’espace de travail, mobilité géographique, jours de congé spécifiques, etc.
  • L’obligation de négociation d’un chapitre sur les violences sexistes et sexuelles au travail dans les accords égalités.

NEMESIS : gare aux fausses amies

Sous couvert de luttes féministes, Némésis ne scande que des slogans xénophobes. Ce collectif identitaire et violent cherche à banaliser les thématiques favorites de l’extrême-droite en mettant en avant immigration et racisme.

Rappelons que dans + de 90% des cas, les victimes CONNAISSENT leur agresseur, ce qui ne colle pas vraiment avec leur thèse complotiste de « la menace étrangère ».

Si vous avez besoin d’aide, tournez-vous vers des collectifs féministes LEGITIMES : nous toutes, la maison des femmes, la CGT…
 

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