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Le 8 mars, salarié·es ingénieur·es, cadres, technicien·nes, employé·es, ouvrier·es, mobilisons-nous pour la journée internationale de lutte pour les droits des femmes par la grève dans nos entreprises et administrations et en rejoignant massivement les mobilisations.
L’égalité n’est pas acquise, la montée de l’internationale d’extrême droite attaque frontalement les droits des femmes. Aux États-Unis, le droit à l’avortement, les programmes d’égalité professionnelle et de diversité sont aujourd’hui remis en cause au nom d’une neutralité qui invisibilise les inégalités structurelles.
En France, il y a urgence. À l’approche des élections municipales, le débat public est traversé par les mêmes logiques réactionnaires : injonction faite aux femmes de « réarmer démographiquement » le pays, banalisation des discours masculinistes, remise en cause des politiques d’égalité.
Le Haut Conseil à l’Égalité (Rapport 2026) pointe un chiffre alarmant : 17% des répondant·es âgé·es de plus de 15 ans déclarent adhérer au sexisme hostile en France ;
Dans ce contexte réactionnaire, notre mobilisation doit être exceptionnelle, parce que l’époque est exceptionnellement dangereuse pour les droits des femmes. L’ère du backlash doit être stoppée.
LES DIPLÔMES N’EMPÊCHENT PAS LES INÉGALITÉS
Sans égalité économique, pas d’égalité sociale. Les femmes diplômées sont particulièrement touchées par l’inégalité salariale entre femmes et hommes.
En moyenne, toutes catégories professionnelles confondues, le revenu salarial des femmes du secteur privé est inférieur de 22% (Insee 2023) à celui des hommes.
Mais, en regardant de plus près, on constate que l’écart se creuse à mesure que s’élève l’échelle des salaires. Là où se concentrent les salarié·es les plus diplômé·es.
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