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La publication des résultats annuels 2025 d’Airbus confirme l’excellente santé économique et financière du groupe. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : l’augmentation massive de la production dans les avions commerciaux, les hélicoptères, l’espace et la défense propulse le chiffre d’affaires (CA) à 73,4 milliards d’euros (+6% par rapport à 2024). Il dépasse même le CA de 2019.
Le CA d’Airbus Defence & Space progresse de 11% à 13,4 Md€.
La trésorerie du groupe atteint 12,2 Md€ !
Le bénéfice du groupe Airbus (résultat net) atteint 5,221 Md€, un nouveau record (+ 23% par rapport au bénéfice 2024). Quant au carnet de commandes, il est toujours très élevé, offrant une visibilité sur l’avenir très importante : près de 4 ans pour ADS, plus de 10 ans pour les avions.
Ces performances reposent avant tout sur l’engagement, les savoir-faire et le travail des salariés dans le groupe et l’ensemble de ses filières.
Pour la CGT, une question centrale se pose : à qui profite réellement cette réussite ?
En versant plus de 2,5 Md€ de dividendes (3,2€ par action en 2026 au lieu de 2€ par action + 1€ exceptionnel en 2025), la direction confirme sa promesse faite aux actionnaires en juin 2025 : jusqu’à 50% des bénéfices distribués en dividendes(1). Cet argent dilapidé ne va ni aux salariés ni à l’investissement, pourtant nécessaire pour préparer l’avenir.
La direction a réussi l’exploit de baisser encore les budgets R&D de 5,2% ! Le défi de la décarbonation de l’aérien reste pleinement d’actualité et devrait au contraire se traduire par une augmentation considérable de l’effort en R&D pour relancer des projets de rupture tels que le ZEROe, l’ATR EVO ou le City Airbus Next Gen.
Pour faire face aux augmentations de cadence, il faut des plans d’embauches massifs. La stratégie actuelle qui consiste à multiplier les heures supplémentaires, augmenter les charges et le temps de travail se fait au détriment de la santé des salariés et met en péril la qualité des produits comme l’ont montré de récentes déconvenues.
Côté Airbus Defence and Space, en raison de la fusion des activités spatiales d’Airbus, Thales et Léonardo, il faut empêcher la casse sociale, les risques de fermeture de sites et de suppression d’emplois ainsi que les externalisations et délocalisations déjà annoncées.
Pour la CGT, la solidité financière du groupe doit permettre de sécuriser l’emploi, de développer les savoir-faire et d’investir massivement dans l’avenir (R&D), dans le groupe et dans l’ensemble de ses filières.
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